Partager l'article ! 11-07-2010 FIN DU VOYAGE: ALBUM PHOTOS N° 37 Après la Géorgie, nous retrouvons la Caroline du Sud ...
ALBUM PHOTOS N° 37
Après la Géorgie, nous retrouvons la Caroline du Sud et visitons la ville de Charleston que nous avions délaissée quelques semaines plus tôt. Mais c’est surtout Fort Sumter qui nous fait faire le détour car c’est ici, en plein territoire confédéré, qu’a éclaté le 12 Avril 1861 la guerre de sécession. Ce poste militaire, situé au large de la baie de Charleston, était occupé par une garnison de soldats nordistes ce qui était inconcevable chez les Sudistes. Après 3 jours de bombardement il fut pris par les soldats de la Confédération qui l’occupèrent jusqu’à la fin de la guerre. Ce fort qui n’était plus qu’un tas de ruines à la fin des hostilités fut relevé par l’armé américaine qui l’utilisa jusqu’aux années 1960.
C’est aujourd’hui un monument national que l’on visite au cours d’une petite croisière en bateau. Le long de l’embarcadère est sagement rangé le porte avions Yorktown qui s’est illustré dans le Pacifique pendant la seconde guerre mondiale.
En remontant vers le nord nous longeons la côte de l’océan Atlantique et traversons de nombreuses villes balnéaires de la Caroline du Nord aux noms évocateurs : Sunset Beach, Surfside Beach, Surf City….
Sur la route de Norfolk, en Virginie, en direction des hauts lieux de l’histoire américaine et des guerres d’indépendance et de sécession ( Yorktown, Jamestown, Richmond, Gettysburg ), nous nous arrêtons dans un camping à New Bern en Caroline du Nord, ville située au bord d’un de ces nombreux estuaires qui découpent la côte Est des Etats-Unis. Hélas à l’arrivée dans le camping Oscar ne redémarre pas. La batterie est à plat alors que nous venons de rouler sur plus de 200 kilomètres. Le soir nous assistons au bord de l’eau au feu d’artifice de la fête nationale du 4 Juillet puis décidons de rejoindre New York au plus tôt pour embarquer Oscar.
Chaque soir nous devons nous arrêter dans un camping afin de recharger la batterie car l’alternateur n’assure plus sa fonction.
C’est la panne de trop et nous devons malheureusement hâter la fin de notre voyage en traversant sans nous arrêter la baie de Chesapeake et ses 30 kilomètres de ponts et de tunnels puis le Maryland, le Delaware et le New Jersey.
Nous évitons ainsi la capitale Washington et les villes de Baltimore et de Philadelphie où nous avions prévu de passer quelques jours. Nous n’irons pas non plus à Boston, ni à Cape Code où débarqua le May Flower et les premiers colons anglais, ni au pays Amish dans la région de Lancaster en Pennsylvanie, ni dans tous ces lieux de la côte Est vantés par notre guide touristique. Peut être reviendrons nous un jour.
Nous laissons Oscar sur le port d’Elizabeth au sud de New York sur l’estuaire de l’Hudson où il embarquera le 14 Juillet pour Zeebrugge en Belgique et où il arrivera le 8 Août.
Avant de quitter le territoire américain nous faisons une petite virée dans New York. A Time Square nous nous trouvons plongés dans une foule immense, bigarrée et bruyante qui nous fait regretter les grands espaces de l’Ouest mais aussi la fin trop rapide de notre voyage.
Nous prenons l’avion à l’aéroport John F. Kennedy le dimanche en fin d’après midi et après un voyage sans histoire nous atterrissons sur les quais de la gare de Roissy pour un TGV à destination de Lyon.
Les retrouvailles avec la famille et le retour à la maison dans notre belle campagne du Brionnais atténuent quelque peu ce goût amer d’inachevé que nous a laissé la fin de notre périple.
EPILOGUE
Nous avons passé 11 mois en Amérique du Nord, parcouru près de 50 000 kilomètres, traversé 32 états américains, 6 provinces canadiennes et 2 états mexicains. A aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité.
Ce fut pour nous une expérience exaltante et enrichissante tant par la beauté et l’immensité des paysages que par l’accueil, la gentillesse et la curiosité des gens que nous avons rencontrés. Oscar a eu un succès fou. Nous l’avons fait visiter bien des fois à des propriétaires de motor-homes bluffés par sa faible consommation, le design de sa carrosserie et de son espace intérieur et le fait que nous lui ayions fait traverser l’océan pour passer de longs mois chez eux.
Nous avons d’une manière générale apprécié l’accueil et le confort des campings où nous nous sommes arrêtés ( KOA, Good Sam ) et la serviabilité de nos voisins lorsque nous avons rencontré des problèmes de raccordement électrique ou lorsqu’Oscar faisait quelques difficultés pour démarrer le matin. Nous nous sommes amusés de ces mêmes voisins et de leur passion immodérée pour les animaux domestiques ( pets ) et les chiens en particulier. Monsieur et Madame ont souvent chacun leur chien avec enclos moquettés, fauteuils relax, parasols et parfois même mini caravane climatisée.
Nous devons remercier les super marchés Wal*Mart qui nous ont accueillis sur leurs parkings où nous avons souvent bivouaqué ( nous oublierons les balayeuses et les tondeuses à gazon au travail dès 3 heures du matin ).
Nous avons moins aimé la vitesse sur les routes des énormes camions qui ne respectent pas les limitations et collent au train des voitures et bien sûr des camping cars… « Time is money » nous a expliqué un policier à qui nous en faisions la remarque.
Au chapitre des choses moins agréables nous n’oublions pas ce goût immodéré des américains pour le bruit ( voitures, camions, motos… ) et leur ignorance en matière d’économie d’énergie. Ils font le plein d’essence et parfois leurs courses au super marché en laissant tourner le moteur de leur véhicule. Dans les campings ils vont aux toilettes ou aux douches en voiture. Un matin de bonne heure un voisin à qui je demandais pourquoi il faisait tourner son moteur depuis plus d’une demi-heure m’a benoitement répondu qu’il attendait sa femme occupée à sa toilette. Il n’est pas rare de constater que certains restent sous la douche une bonne demi-heure. Un autre matin où j’en avais assez d’attendre j’ai demandé à l’homme sous la douche si il était encore en vie.
Il nous a semblé que peu d’américains se préoccupaient de l’avenir de la planète. Ils commencent à trouver le prix de l’essence élevé ( environ 0,60 euros le litre de super ) mais ce n’est pas cela qui peut modifier leur comportement. Ici, en France, nous pouvons toujours faire attention à notre consommation d’énergie quand une famille américaine gaspille en quelques semaines ( voire quelques jours ) ce que nous économisons difficilement en une année. A ce propos où en est le projet de la taxe carbone dont nous n’avons guère entendu parler de l’autre côté de l’Atlantique?
Notre voyage est maintenant achevé et nous garderons de merveilleux souvenirs illustrés par des milliers de photos. Nous avons essayé de partager nos aventures avec les lecteurs de notre blog que nous voulons remercier pour leur fidélité, leurs commentaires, et aussi leur indulgence. Notre récit a peut être donné à certains l’envie de voyager et nous ne pouvons que les encourager à partir à la découverte de nouveaux horizons et à la rencontre d’autres habitants de notre belle planète.
Post-scriptum :
Oscar est arrivé sans encombre à Zeebrugge le 6 Août et prend un repos bien mérité en attendant le prochain voyage.
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